L’École est indiscutablement au cœur de notre pacte républicain. Elle est ce lieu de transmission du savoir, du respect et du dépassement de soi sur lequel nous devons veiller précieusement. Il n’y a qu’une seule École comme il n’y a qu’une seule République. Cette École, c’est celle de chaque enfant de France quels que soit sa religion, ses origines et son cadre de vie.

« Les territoires, en particulier les plus ruraux, ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’économie. C’est pourquoi, il n’y aura plus de fermeture de classes dans les écoles primaires. »

Par ces mots, Emmanuel Macron s’était engagé à protéger les écoles rurales. Or le Ministre de l’Éducation nationale a indiqué que des fermetures auraient lieu, et malgré certaines ouvertures de classes, le solde final restera malheureusement négatif dans de nombreux départements.

Le traitement équitable des territoires vient d’être sacrifié sur l’autel des renoncements et des promesses non tenues. Emmanuel Macron ne tient pas ses engagements pour les enfants et les familles des territoires ruraux.

Je refuse que l’École de la République soit ainsi divisée entre le dédoublement des classes dans les zones défavorisées et les fermetures de classes dans les territoires ruraux. L’égalité des chances n’est pas une option dans notre République et c’est l’honneur de la France que de garantir à chaque enfant un même accès à l’enseignement.

L’École est le poumon de nos campagnes, un lien de proximité précieux pour les familles, pour l’économie, et parfois même pour la survie de certains villages. Le milieu rural ne veut plus être celui de l’abandon et refuse de connaître des déserts d’éducation comme il subit des déserts médicaux ou des déserts technologiques.

Pour nos territoires et pour nos enfants, l’État doit instaurer un moratoire sur la fermeture de classes dans les zones rurales, et renouer ainsi avec une politique éducative ambitieuse pour tous et partout.

Laurence ARRIBAGÉ – Présidente

Dejounte Murray Youth Jersey